Pour aller plus loin

Les habiletés de pensée

Les habiletés de pensées sont des outils que l’on mobilise lors des activités ou des dialogues. Ces habiletés sont essentielles à la réflexion et encouragent la construction d’une pensée critique. Ces petits outils, utilisés notamment dans la pratique de la philosophie avec les enfants et adolescents permettent d’organiser la pensée pour la rendre plus autonome, plus habile. 

Retrouvez ci-dessous les principales habiletés de pensées qui sont exercées dans Réflex’ et qui vous aideront pendant l’animation.

01.

Définir

Lorsqu’on définit, on explicite le sens d’un mot, on énonce ce à quoi il renvoie. Définir c’est tenter de délimiter l’étendue d’une chose, c’est-à-dire déterminer ce à quoi elle se rattache et les caractères spécifiques qui la différencient des autres choses du même genre. 

Ainsi, si je définis l’être humain en disant que c’est un animal doué de raison, je situe l’être humain dans la catégorie animal et je le distingue des autres animaux par le critère de la raison. Lorsque l’on invite les jeunes à définir les termes dont on discute, la définition peut être difficile et longue à construire, et il se peut que l’on échoue à obtenir une définition bien établie. Cependant, le chemin parcouru pour tenter de définir est précieux car il permet aux jeunes de clarifier leur pensée et de préciser leurs idées. Ce faisant, les définitions facilitent également la bonne compréhension entre les participants d’une discussion.

Les critères sont des outils du raisonnement permettant de fonder notre jugement. Un critère permet de distinguer une chose d’une autre, de séparer ce qui semble se confondre. Un critère peut aussi être une norme de comparaison. Ainsi par exemple, je peux juger la relation entre une pomme et une orange : selon le critère de la forme, je juge qu’elles sont similaires, mais selon le critère de la couleur, je juge qu’elles diffèrent. Encore, je peux juger un bâtiment selon un critère esthétique (beau ou laid), mais aussi écologique (bon ou mauvais rendement énergétique) ou encore architectural (bonne ou mauvaise structure), et bien d’autres. Les critères aident ainsi à contextualiser nos jugements, et donc, à les nuancer tout en les précisant.

02.

Etablir des critères

03.

Faire des distinctions

Distinguer, c’est dissocier une chose d’une autre, c’est identifier les différences qui les séparent. Lorsque l’on fait une distinction, on spécifie une chose en la reconnaissant dans ce qu’elle a de différent. L’on peut ainsi distinguer l’homme de l’animal par le langage, que je prends alors comme critère de distinction.  Dans un dialogue avec les jeunes, les distinctions sont de précieux outils pour préciser ce dont on parle, pour caractériser et pour définir. Aider les jeunes  à distinguer, c’est les aider à clarifier leurs idées et favoriser une pensée plus nuancée en permettant de faire la différence entre deux notions voisines. 

Comparer, c’est observer plusieurs choses en même temps afin d’identifier les similarités qui les relient. La comparaison est un type de jugement précieux car elle permet d’enrichir la compréhension d’une chose en la mettant en lien avec d’autres, auxquelles nous la comparons. Lorsque je compare une chose à une autre, je pose un rapport de ressemblance qui peut être utile à plusieurs égards : pour formuler de nouvelles idées, pour éclairer et affiner la conception de l’objet discuté, ou encore élargir la compréhension d’un problème.

Une comparaison n’est valable que lorsqu’elle s’appuie sur un critère, sur une caractéristique particulière qui permet de fonder le jugement de similarité. On ne peut, par ailleurs, comparer deux ou plusieurs choses selon n’importe quels critères. Ainsi, je pourrais comparer un smartphone et une télécommande selon le critère de la forme, selon le critère du poids éventuellement, mais non celui de la fonction.

04.

Faire des comparaisons

05.

Déterminer les causes et conséquences

Lorsque l’on veut aider les jeunes à construire leur capacité de jugement et leur esprit critique, il est important de les aider à identifier les différents types de relations qui unissent  les éléments discutés. Lorsque nous parlons, nous exprimons sans cesse des relations (condition, comparaison, cause/conséquence, moyen/fin, etc.) dont l’identification facilite la compréhension de la chose discutée. La relation cause-conséquence désigne le lien de causalité qui relie deux objets, en identifiant ce qui produit (la cause) et ce qui est engendré (la conséquence). Ou pour le dire autrement, ce qui arrive en premier et ce qui vient après. Ainsi, si je dis que je prends mon parapluie parce qu’il pleut, j’exprime un rapport de cause à conséquence : le fait qu’il pleuve cause le fait que je prenne mon parapluie. Identifier les conséquences c’est envisager les effets d’une chose, c’est réfléchir aux suites possibles d’une action, d’un fait ou d’une idée, c’est considérer une possible causalité. Ce faisant, on étend notre compréhension de la chose discutée en saisissant, au moins en partie, la portée.

ADOSEN
La Newsletter
Recevez tous les deux mois le meilleur d’Adosen : des actus, des concours, des actions, et nos outils exclusifs directement dans votre boîte mail ! Pour ne rien manquer, inscrivez-vous à notre newsletter dès maintenant.

Toutes les nouvelles campagnes, nos concours, nos actions et nos outils pédagogiques en exclusivité dans votre boîte mail tous les deux mois. C’est ici pour vous inscrire à notre newsletter bimestrielle.